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O, Cara Mia ! [pv Claudia]

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Claudia Harcker

Sola


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† Oh My Robichaux †


MessageSujet: Re: O, Cara Mia ! [pv Claudia] Mer 24 Sep - 22:33


Leland vs Claudia
Q

uand Leland attrapa la main de Claudia, celle-ci se laissa faire. Elle n’avait plus l’habitude de tant de spontanéité et pourtant, elle trouvait cette situation rafraîchissante. Entre eux, c’était simple. Ou tout du moins en partie. Leur relation était simple puisque dés le départ, elle avait été très claire. Il ne devait rien attendre d’elle hormis ce qu’elle était prête à lui offrir. Une amitié pure et simple. Et par simple, elle entendait par là, respectueuse de sa volonté ou non de parler de son secret mais aussi de sa vie. Elle ne serait pas une fille envahissante, ne passerait pas son temps à le poursuivre pour avoir de ses nouvelles, ne jugerait pas ses choix et l’encouragerait toujours à suivre ses rêves. Elle en attendrait le même de lui. Enfin, disons qu’elle veillerait à ce que certaines limites ne soient jamais dépassées. Que ce soit pour se protéger autant que pour le protéger lui. La magie ne leur attirerait que des ennuis.

Elle serra sa main avec douceur, juste heureuse de partager la chaleur de sa main et avec l’envie de le soutenir. À n’en pas douter, il faisait un effort pour ne pas se laisser envahir par ses peurs. Ce qu’elle pouvait aisément comprendre étant donné qu’il ne parvenait pas à croire en son avenir. Autant dire qu’il n’était pas loin d’une mort, si pas physique, au moins spirituelle. Après tout, que pouvait-il espérer si rien de bon ne pouvait se produire…

Enfin, pour le moment, ils avaient au moins la consolation d’une glace servie avec un sourire enchanté de la part du vieux commerçant. Il avait eu peur de ne pas pouvoir ferrer ces deux clients, mais finalement, ils s’étaient laissé tenter…
Le regard pétillant de plaisir, Claudia prit le cornet que lui tendait déjà Leland. Visiblement, il s’agissait d’un sorbet, la couleur rouge faisait penser au fruit plus que les glaces aromatisées qui avait la couleur d’un chewing gum. Quand le vieil homme avait su qu’elle était pour la demoiselle, il y avait ajouté des petites paillettes de sucre de toutes les couleurs ce qui avait fait rire joyeusement Claudia. Oui, elle appréciait ce genre de petites attentions charmantes et le fit savoir au vieil homme en lui envoyant un baiser d’un geste en le remerciant chaleureusement. Elle reviendrait le revoir très bientôt, c’était une promesse. Après quoi, elle accompagna Leland qui s’éloignait déjà avec sa propre glace, aussi raide que la justice, il semblait tout à coup plus nerveux que quelques minutes au par avant…

« Merci pour la glace, mais j’aurais pu payer tu sais… » Elle avait un travail et aucun problème de santé, elle. Elle aurait pu lui faire comprendre ces détails, pourtant quelque chose lui intima d’accepter le cadeau sans faire de vagues. Sa nature de féministe s’en remettrait.
Dés que ses lèvres touchèrent la friandise, un ronronnement de plaisir lui échappa. Parfaite ! Oui, cette glace devait être artisanale car rien au monde n’aurait pu imiter cette saveur unique. C’était comme si en avant, il y avait le goût de la fraise qui envahissait votre bouche, suivie par une explosion de saveur allant de la menthe au basilique en passant par une crème de cassis. Une pure merveille. À chaque petit coup de langue que la jeune femme donnait dans la crème, elle avait la sensation d’endormir ses craintes et redevenir une enfant innocente. Même le calme olympien de Leland passait au second plan, aucune questions ne venaient la tarauder quant à son silence, non c’était comme si elle était dans sa petite bulle de joie pure.

Une bulle qui éclata dés qu’elle entendit la voix de Leland. Quelque chose n’allait pas. Immédiatement, Claudia tourna les yeux dans sa direction et jaugea son ami. Le tint pâle, le  regard légèrement voilé et à n’en pas douter, si elle passait la main dans sa nuque, elle y trouverait une sueur légère mais bien présente. Ce constat n’avait rien de glamour, mais déformation professionnelle oblige, le diagnostique était tombé. Le mal de Leland empirait et à grands pas, qui plus est. Pinçant les lèvres, elle laissa retomber le bras qui tenait son cornet tandis qu’elle lui offrait toute son attention.

« Leland… »

Avant qu’elle ne continue sa phrase, le jeune homme la coupa pour lui proposer une glace. Une rechute. A première vue, pas bien méchante, mais Claudia connaissait l’image de l’iceberg mieux que quiconque. Un quart de la masse à l’extérieur de l’eau, suivi d’une masse trois fois plus importante cachée dans les profondeurs. Les trous de mémoire de Leland devaient être du même acabit. Le problème, c’est qu’elle ne connaissait pas l’étendue de la partie visible des soucis du jeune homme. Tout comme de ce fait, elle en ignorait les causes et donc les personnes vers qui elle pourrait le tourner.

Alors quand il lui serra la main dans une recherche clair de soutien, elle la lui lâcha avant d’enrouler son bras autour de ses épaules pour le serrer contre elle. Ce petit garçon perdu qu’elle devinait caché derrière les yeux noisette de son ami avait besoin de sentir qu’il n’était plus seul. Elle était même prête à se montrer maternelle avec lui, pour l’aider à retrouver sa voie. Et dieu sait qu’elle ne l’était pas facilement en dehors de son travail. Pourtant, elle posa la joue contre la tempe du garçon tout en effectuant des petits cercles du bout des doigts le long de sa nuque.

« Leland, on est au par cet on mange une glace que tu nous a offert parce que toi et moi, on avait besoin d’être hors de la vue du reste du monde… »  Lui faire un petit résumé de la situation était peut-être inutile, Claudia n’en savait rien, en revanche, elle savait que s’il avait perdu d’autres fragments de la situation, cela lui serait bien utile. « Avec moi, tu ne risque rien… Je te promets que je ne te laisserai pas tout oublier… » Elle allait se battre pour lui, tout faire pour l’empêcher de disparaître dans l’oubli. Elle ne savait pas encore comment mais elle trouverait.

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Leland Everett

Sollemnis


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MessageSujet: Re: O, Cara Mia ! [pv Claudia] Mar 30 Sep - 22:51

Le masque rieur tomba bien vite et, profitant de la proximité de Claudia, Leland se blottit contre elle, à la recherche de ce réconfort dont il avait désespérément besoin, alors que le vide menaçait de l'engloutir à chaque seconde. Il s'agrippa à elle comme si elle risquait de s'évanouir entre ses doigts crispés, s'accrochant à ses paroles, à tout ce qui lui restait de tangible et de palpable. Le parc, une glace, être hors de la vue du reste du monde... Oui, c'était ce qu'il était en train de faire, actuellement, là où il se trouvait...
Leland voulait croire les propos de Claudia. Qu'elle pouvait le préserver de son amnésie dévorante, qu'elle était en mesure de le sauver de lui-même... Mais le jeune homme était au bord du gouffre, un pied dans le vide, et il n'était pas sûr que son amie ait la force de le remonter, de l'extirper du danger qui l'assaillait. Pire encore, il craignait de l'emporter avec lui, de l'entraîner dans sa chute vertigineuse. L'idée qu'elle puisse sombrer de la sorte lui était insupportable. Jamais Leland ne se le pardonnerait, si Claudia venait à se retrouver dans un fauteuil roulant par sa faute. Ou si elle venait à mourir...
D'une voix fiévreuse, enfonçant presque ses ongles dans la peau de Claudia, il murmura à son oreille :


"N'oublie pas... S'il te plaît... N'oublie rien..."

Et si, brusquement, elle venait à lui dire qu'elle ne le connaissait pas ? Qu'elle ne savait pas qui il était ? Leland avait déjà vécu l'horreur, le cauchemar de voir toutes les personnes qu'il avait côtoyé être dans l'incapacité de le reconnaître, le rejeter comme la pire des vermines. Subir le même traitement de la part de Claudia... il ne pouvait même pas l'envisager. C'était... C'était inimaginable...
D'un ton où se laissait deviner la plus pure des terreurs, il souffla à son amie :


"Je... Je ne contrôle plus rien ! Ne me laisse pas !"

Fermant les yeux, Leland tenta de retenir ses souvenirs, cette mémoire qu'il était supposée contrôler et qui, pourtant, n'en faisait qu'à sa tête, échappant à toute maîtrise de sa part. Puis il eut l'étrange sensation que quelque chose s'efforçait de se frayer un chemin hors de son être. Son... Son pouvoir ?
Non ! Il ne voulait pas que Claudia ait à payer l'amitié qu'elle lui témoignait, elle ne méritait pas pareil châtiment. Cela ne devait pas arriver... Non... Cela ne pouvait arriver...
Leland ouvrit à nouveau les yeux, présentant un regard profondément hagard à Claudia. Il recula d'un pas, s'éloignant de son amie dans une démarche maladroite, murmurant d'une voix songeuse :


"Il... Il faut que je rentre chez moi. Mais... Où ça se trouve, chez moi ?"

Leland passa une main sur son visage, reprenant son lent monologue, posant des questions dont il ne semblait pas particulièrement chercher la réponse :

"Et... Et moi, qui suis-je, dans tout ça ? Hein ?"

Leland se sentait vide. Etrangement vide. Dénué de but, il restait sur place, sans trouver de quoi se motiver à avancer. Après un instant à fixer les nuages, il finit par s'asseoir à même le sol, soufflant une nouvelle fois, comme une litanie dont il ne comprenait pas vraiment le sens :

"Il faut que je rentre chez moi..."

Du doigt, il traça distraitement des formes dans la terre, arrachant de temps à autre une petite motte d'herbe, semblant agir par réflexe et instinct plus que par réel désir d'accomplir quoi que ce soit. Comment souhaiter quelque chose alors que l'on avait ni passé ni avenir, la simple pulsion de "rentrer chez soi" étant devenu tout ce qui pouvait le motiver ? "Chez soi"... Qu'est-ce que cela signifiait ? Etait-ce loin ? Près ? Qu'est-ce que cela lui apporterait ?
D'un geste maladroit, il essuya son visage en sueur, le recouvrant de la terre qui maculait ses doigts. Puis, lentement, Leland leva son regard vide vers Claudia, semblant la regarder sans vraiment la voir, la fixant longuement dans le plus pur des silences. D'une voix à peine audible, il marmonna :


"Claudia, il faut que je rentre chez moi..."

Ce prénom avait surgi du néant, brusquement, sans qu'il ne réalise pleinement ce fait. Claudia... C'était elle. Ca ne pouvait être personne d'autre. Il répéta ce prénom plusieurs fois, dans une mélopée dissonante, avant de se laisser aller au mutisme le plus total, glissant ses doigts terreux à ses lèvres.
Par peur d'entraîner Claudia dans une chute inévitable, Leland avait tout sacrifié. Silencieux, apathique, il laissait le temps filer entre ses doigts sans chercher à le retenir, sans même que l'idée d'en faire quelque chose ne l'effleure. Pour combien de temps ? Etait-ce un sommeil éveillé duquel il était supposé parvenir à s'extirper ou, telle une Blanche-Neige, il attendait désormais que sa princesse rompe le sort d'un baiser supposé tout arranger ? Mais la vie n'était pas un conte de fées. Leland l'avait compris depuis bien longtemps, même si, à l'instant présent, il l'avait oublié...
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Claudia Harcker

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MessageSujet: Re: O, Cara Mia ! [pv Claudia] Mar 7 Oct - 23:15


Leland vs Claudia
D

écidément, ce garçon dépassait toutes les limites que fixait la jeune femme. Pas tout seul, non, elle le laissait faire et était même allée jusqu’à le prendre elle même dans ses bras. Ce n’était pas normal, elle ne pouvait pas le laisser entrer dans sa vie avec tant de facilités. Oui, il avait ce petit quelque chose qui activait son instinct maternelle, elle en avait douloureusement conscience. Mais si elle gardait une certaine distance avec les hommes, c’était bien pour éviter ce genre de relation trop intime. Rester détachée, froide et distante. Tout le contraire de ce qu’elle était en train de faire. Après tout, en ce moment même, elle avait la joue contre la tempe du jeune homme. Les lèvres serrées au point d’en couper la circulation sanguine, elle craignait qu’un mouvement inattendu entraine une collision entre lui et son poison. Pourtant, elle ne doutait pas qu’elle était capable de le garder à l’écart de ses lèvres, elle ne serait pas un danger pour lui. Même avec le picotement à l’arrière de son crâne qui semblait vouloir la mettre en garde d’un danger imminent. Pour elle, pour lui, le danger était bien présent même s’il était invisible.

Pourtant, se qui crispa réellement la jeune femme, ce fut les paroles de Leland. Les paroles mais aussi la terreur qui couvait sous chaque inflexion de sa voix. Il avait peur, peur qu’elle puisse oublier. Ça n’avait aucun sens, des deux, c’était lui qui avait des problèmes de mémoire. Et à moins qu’il ne sache quelque chose qu’elle ignore, ce n’était pas le genre de symptôme qui se transmettait. Et d’ailleurs, en était ce seulement un ? Il parlait de contrôle qu’il ne possédait plus. Cela voulait dire que non seulement il connaissait ce qui provoquait ces pertes de mémoires mais en plus, il pouvait le contrôler. Et dans ce cas là, pourquoi ne lui avait-il rien dit jusque là ? Il en avait fait un secret, peut-être même un tabou… comme elle le faisait pour une partie de sa propre vie.

La conclusion qui sauta à l’esprit de la jeune femme lui glaça littéralement le sang. Ce ne pouvait pas être ça. Non, elle ne pouvait pas imaginer que Leland soit… Il n’avait rien d’un monstre ! Bon l’homme du tramway non plus, hors elle était certaine qu’il était lui aussi un sorcier. Mais Leland avait l’air si normal, encore une fois, mauvais exemple, même si cet étranger dégageait une aura de charisme imposante, il n’avait rien d’anormal. Mais enfin, le jeune garçon avait l’air si… innocent. C’était impossible, il ne pouvait pas être l’un des leurs. Et d’ailleurs, si ça avait été le cas, ils lui auraient apprit à se protéger, à se maîtriser, à… À quoi ? Elle n’en savait rien.

Comme tout le monde, Claudia avait vu l’interview de la directrice de cette étrange école de magie. Cette Ornella Cox, ou quelque chose dans le genre. Elle avait beau avoir l’air très nerveuse, cette femme brillait littéralement de l’intérieur. Enfin, c’est ce qu’avait ressentit Claudia en la regardant s’exprimer timidement face à un Antonin Smith plus que passionné. Comme toujours lorsqu’il évoluait devant la caméra. Pourtant, si cette femme lui avait inspiré confiance dés qu’elle l’avait vue se triturer les doigts, le fait d’être maudite lui commandait de rester loin de tout ça. Elle ne voulait pas être utilisée et encore moins être enfermée dans une maison où elle serait encerclée par les balais volant, chapeaux pointus ou encore marmites bouillonnantes par-dessus des feux de joies immenses. Non, ce genre de folklore, elle se le gardait pour Halloween !

Pourtant, plus elle repensait à la directrice des lieux, plus il lui semblait que Leland y trouverait peut-être l’aide dont il avait besoin… Du moins, si c’était bien ce qu’elle avait compris…
L’observant avec attention, elle fit un pas dans sa direction. Dire qu’elle n’appréhendait pas la suite serait mentir, mais elle lui devait bien ça. Elle venait de lui promettre qu’elle le sauverait et pour ça, il faudrait qu’elle passe au dessus de ses propres angoisses. Quitte à aller contre toutes ses croyances. Elle pouvait aider le jeune garçon, elle tiendrait sa promesse coûte que coûte.

« Tu es Leland… » Avant qu’elle ne reprenne, elle le vit s’asseoir sur le sol avec cet air hagard inchangé. Il semblait si loin du garçon pétillant qu’elle avait rencontré la première fois que c’en était un peu effrayant… « Leland, tu te souviens d’où tu vis ? »

Aller dans son sens pour commencer. Voilà la seul chose qu’elle pouvait faire pour le moment. Il ne cessait de répéter qu’il devait rentrer chez lui et peut-être que dans le fond, c’est ce qui l’aiderait vraiment. Retrouver des lieux connus, peut-être même des visages connus. Après tout, il ne pouvais pas vivre seul, c’était impossible. Il avait besoin que quelqu’un veille sur lui. Que quelqu’un s’assure qu’il n’oubliait pas de se nourrir, d’éteindre le gaze ou encore de ne pas laisser des robinets ouverts qui pourraient inonder sa demeure. Il devait y avoir quelqu’un qui veillait sur lui, c’était impossible autrement…
S’accroupissant face à lui, Claudia lui frotta doucement le visage, qu’il venait de maculer de terre, à l’aide d’un mouchoir. Il lui faisait penser à un enfant et encore une fois, elle le prendrait sous son aile malgré la magie qui devait circuler dans son sang.

« Oui Leland, c’est bien moi, Claudia… »

Elle lui sourit avec tendresse tandis qu’elle lui sortait les doigts de sa bouche et qu’elle les essuyait à leur tour dans le mouchoir, autrefois propre. Elle n’avait pas envie de le ramener à l’hôpital malgré les soins dont il semblait réellement avoir besoin. Cependant, elle ne pouvait décemment pas le ramener chez elle. Si elle le faisait, elle finirait par lui en vouloir. Personne ne pénétrait chez elle, cette règle d’or lui permettait de disparaître sans que jamais personne ne connaisse son lieu de replis.

« Leland, est ce que tu sais ce qui provoque ces pertes de mémoires ? »

Certes, le jeune homme devait en ce moment avoir l’esprit aussi lumineux que celui d’un petit pois. Et certes, Claudia ferait mieux d’attendre plutôt que de déjà lui poser ce genre de questions. Mais elle avait besoin de réponses si elle ne voulait pas ramener Leland à l’hôpital. Elle savait qu’il en avait peur et s’il y avait une autre solution, elle sauterait dessus. Même si cela voulait dire débarquer devant cette fameuse école…


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Leland Everett

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MessageSujet: Re: O, Cara Mia ! [pv Claudia] Jeu 9 Oct - 22:26

Leland se laissa docilement faire lorsque Claudia nettoya son visage et s'occupa de ses doigts terreux, levant vers elle un regard profondément perplexe.
A ses questions, il n'avait pas su quoi répondre, entrouvrant les lèvres pour mieux les refermer, n'émettant guère qu'une sonorité peu compréhensible.
Il lui fallut quelques instants pour parvenir à comprendre la dernière question de la jeune femme.
Ses pertes de mémoire... Leland se recroquevilla sur lui-même dans un mouvement lent, articulant dans le même rythme :


"Claudia, j'sais pas... Je... Je veux rentrer chez moi..."

Leland avait l'impression d'être prisonnier d'un brouillard épais, un brouillard qui l'empêchait de voir clairement, de penser normalement, de... d'être lui-même, en vérité.
Mais qu'est-ce que c'était, être lui-même ? Claudia lui avait bien dit qu'il s'appelait Leland, mais, hormis cela, il ne lui restait pas grand-chose à quoi se raccrocher. Un Leland, qu'est-ce que cela pouvait bien être, hein ?
Leland se mordit les lèvres, enfonçant ses ongles dans son jean rapiécé, répétant d'une petite voix :


"Je veux rentrer chez moi, Claudia. Chez moi, c'est... c'est..."

Cette phrase, il ne parvenait pas à la compléter. Le reste lui échappait totalement. Vide, il se sentait profondément vide et il n'y avait rien qu'il pouvait faire contre cela. Avancer ? Pour aller où ? Quelque part... Qu'importe. C'était peut-être mieux qu'ici, à jouer avec de la terre, à rester assis sans bouger.
Maladroitement, il se releva et se remit sur ses deux jambes, vacillant légèrement, se raccrochant à Claudia pour ne pas tomber. Il murmura un "pardon" d'une petite voix, avant de faire quelques pas dans une direction hasardeuse, son regard allant de son amie au ciel et à ses nuages aux formes déconcertantes.
C'était peut-être là-haut, chez lui... Mais comment y accéder, dans ce cas-là ? Comment retourner chez lui, si c'était aussi haut, dans les nuages ? Comme à bien des questions, Leland ne trouvait pas la réponse. Pourtant, un début de piste se révéla à lui alors, que, revenant vers Claudia, il souffla d'une voix étrangement enjouée :


"Chez moi, c'est... c'est à Rob... à Robi..."

Le vide prit la place de ce début de révélation, alors que cette piste qu'il croyait avoir trouvé lui échappait encore. Leland demeura bouche bée, le regard perdu, la tristesse au coeur :

"Je suis désolé, je ne sais pas... Je ne sais pas..."

Il s'agrippa à Claudia comme à une bouée de sauvetage, répétant le prénom de cette dernière à son oreille comme la seule chose dont il était profondément assuré.
Il ne savait pas pourquoi ce prénom lui était resté, parmi toutes les choses dont il aurait pu se rappeler, mais le fait était qu'il était là, dans sa cervelle, dans ses pensées, et qu'il l'associait avec cette jeune femme dont, au final, il ne connaissait pas (ou plus) grand-chose.
Mais ce prénom était doux et Leland s'y raccrochait fermement, tout comme à celle qui le portait et qui avait le mérite d'être là pour lui, de lui parler, de le regarder...
Un éclat coloré. Leland le suivit des yeux, fasciné, presque envoûté. C'était un papillon, un très beau papillon, mais le jeune homme ignorait tout de ce fait. Tout ce qu'il voyait, c'était un mélange de teintes qui volait paisiblement, un petit patchwork qui attirait son attention et que, bien naïvement, il espérait attraper.
Se détachant de Claudia, comme s'il avait oublié jusqu'à sa présence, il partit à la poursuite du papillon, un sourire hagard et maladroit aux lèvres, le regard rivé sur l'insecte volant. Il marchait d'un pas vacillant, le bras tendu, comme s'il venait seulement d'effectuer ses premiers pas.
Et l'inévitable se produisit. Le pied de Leland se heurta à une petite pierre et il s'effondra de tout son long. Sonné par le choc, surpris, confus, il resta immobile un bref instant, avant de s'asseoir en tailleur, pointant le papillon du doigt en articulant exagérément, comme s'il peinait à extirper les mots de sa gorge :


"C...Col...oré !"

Un rire étrange glissa sur ses lèvres, avant qu'il ne retrouve son expression neutre, ce regard profondément lointain. Une nouvelle fois, il se leva. Une nouvelle fois, il alla se blottir contre Claudia, mordillant distraitement un pan du vêtement de la jeune femme, le mâchouillant dans un réflexe instinctif. Il ne savait plus du tout où il en était, se laissant porter par des pulsions qu'il ne maîtrisait pas, qu'il ne contrôlait pas...
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Claudia Harcker

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MessageSujet: Re: O, Cara Mia ! [pv Claudia] Lun 10 Nov - 16:28


Leland vs Claudia
A

h si seulement Claudia avait pu connaître son adresse… Ce serait tellement plus simple, elle n’aurait pas à se sentir si inutile face à un Leland incapable de se rappeler l’adresse du lieu qu’il désirait si ardemment. Et jusqu’à preuve du contraire, la simple compassion de la jeune femme ne pourrait pas le ramener chez lui. Elle pouvait l’empêcher de manger de la terre, lui rappeler son prénom ou encore lui tenir compagnie, mais pour le reste, elle se sentait réellement inefficace. Chose tout à fait inadmissible pour quelqu’un qui voulait toujours avoir la solution.
Accroupie en face du jeune homme, la jeune femme avait prit le temps d’observer ses réactions. Son regard vague et cette qu’il répétait les mots sans leur donner de signification réelle, voilà ce qui l’inquiétait. Comment pouvait-on passer du stade de petit malin à légume sans cervelle en si peu de temps ? Ce n’était pas humainement possible ! Bon sang, elle n’avait jamais vu pareil symptôme. D’un geste rassurant, elle posa une main sur son épaule et la serra doucement avant de se redresser. Elle allait le ramener chez lui. Et trouver une personne le connaissant assez pour savoir quoi faire le temps que sa crise se calme. Le tout était de trouver cette personne et surtout le lieu de vie de Leland.

Les mains sur les hanches, Claudia surveillait le jeune homme tandis qu’il réalisait quelques pas. Il avait l’air d’essayer de retrouver l’adresse de sa maison et pour rien au monde elle ne l’aurait coupé. Au contraire, elle avait le souffle coupé et gardait les lèvres hermétiquement closes. Si elle lui laissait tout le temps dont il avait besoin, si elle ne le stressait pas plus et lui apportait le maigre réconfort de sa présence, peut-être qu’il retrouverait les pièces nécessaires.

Rob… Robi… D’un froncement de sourcil, Claudia refoula immédiatement l’idée qui venait de s’illuminer dans un coin de son esprit. Ce ne pouvait pas être ça. Elle refusait que ce soit.  Elle refusait que Leland fasse partie de cette population. Ce n’était même pas envisageable ! Ce garçon perdu ne pouvait pas en être, c’était même ridicule de l’envisager…

D’un haussement d’épaule, elle l’accueilli gentiment dans ses bras et lui passa une main dans les cheveux pour le rassurer. Il lui faisait de plus en plus penser à un enfant et même si elle le trouvait attachant, elle ne savait rien de lui. Peut-être devrait-elle envisager de le ramener à l’hôpital et lui faire passer une batterie de tests. Après quoi, il serait plus simple de prendre une décision. Entre la clinique, l’hôpital psychiatrique ou encore cette… école. Même si, ne serait ce que l’envisager, soit pitoyable. Mais que voulez vous ? Ces derniers temps avaient été assez étranges pour qu’elle puisse tolérer l’idée que la médecine ne soit pas forcément la réponse à tous les maux…

« Ce n’est pas grave Leland… Tu ne t’en souviens pas pour le moment…  Je v… »

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà il repartait à la poursuite d’un papillon. Claudia soupira  et croisa les bras sur sa poitrine. Elle avait l’impression d’accompagner un enfant au par cet très franchement, elle commençait à perdre patience. Elle n’était pas sa mère et s’il n’était pas capable d’utiliser la purée de pois qui lui servait de cerveau pour le moment, elle allait devoir le mener à la baguette.

« Leland, rev… »

À nouveau, il ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase et vint se lover dans ses bras. Les yeux écarquillés, Claudia senti un courant glacial courir le long de sa colonne. Cette fois, s’en était trop. Elle s’était promis ne jamais dépasser certains stades dans ses relations aux autres. Hors, le jeune garçon venait de plonger dans ses bras et maintenant, il lui suçait le manteau comme un enfant caché dans les jupes de sa mère. Elle avait beau ne pas lui en vouloir, une raideur nouvelle s’était infiltrée en elle. D’un geste, elle prit le menton de Leland dans sa main et lui releva la tête tout en le forçant à la regarder droit dans les yeux. Il avait réveillé les murailles protectrices qui la protégeaient dans ce genre de situation. Et devenue inaccessible, elle le toisait froidement.

« Désolée Leland, il est temps de décider où je te ramène. »

Elle relâcha sa prise avant de faire demi-tour tout en l’emportant avec elle, le tirant par le poignet sans ménagement. Il venait de détruire sa veste mais ce qui l’importait le plus, c’était qu’il reste loin d’elle, le temps qu’elle trouve le moyen de le garder hors de danger. Ça ne durerait pas longtemps, elle ne voulait pas le laisser tomber. Mais c’était nécessaire. Alors tout en faisant le chemin arrière pour retourner vers l’hôpital, elle l’informa :  

« Si on trouve pas mieux, je vais devoir te ramener à l’hôpital… »

Pourtant, elle bifurqua légèrement de la route en arrivant devant le grand bâtiment des urgences et le conduisit dans une rue réservée a personnel. Là, se trouvait sa moto noir et brillante qui l’attendait. Son bolide. Le meilleur moyen d’oublier sa solitude en conduisant comme une forcenée. Il était plutôt rare qu’elle la sorte, après tout dans cette ville, les tramway étaient nombreux. Mais ces derniers temps, elle avait eu besoin de se changer les idées tout en ayant l’impression de mener sa vie, elle-même. Et pour ça, quoi de mieux que de conduire ?

« Bon, si tu penses vivre à Robichaux, je t’y dépose. Si non, je t’emmène dans un autre endroit adapté à ce qu’il  te faut. »

Elle ouvrit le coffre qui se trouvait sous le siège et lui tendit un casque. Elle espérait que la taille conviendrait, à première vue, Leland n’avait pas une tête plus large qu’un autre mais qui sait ?




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